5 manières de produire des contenus captivants

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5 manières de produire des contenus captivants

Nous vivons aujourd’hui dans une « économie de l’attention » : les interlocuteurs que vous souhaitez toucher sont hyper connectés, parfois surmenés… peut-être vous reconnaissez-vous aussi dans ce charmant portrait ?

Raconter une bonne histoire, même si cela reste une condition sine qua non, n’est plus suffisant pour capter l’attention de votre cher public, car toute production rentre en concurrence directe avec l’ensemble des contenus disponibles sur le web et les autres médias.

La narration est de plus en plus liée aux nouvelles interfaces et aux nouvelles technologies : suivre les évolutions des productions médiatiques et culturelles est donc primordial pour construire des récits de marque innovants.

Lors d’un apéro StoryCode qui s’est tenu le 28/04 à Nantes, autour des images et des narrations interactives, 5 points ont retenu notre attention, applicables à la création d’un marketing de contenu innovant.

Un format court

Premier constat qui découle de ce manque de temps : les contenus produits doivent être courts. La série Supa Supa utilise un format de 2 minutes ultra rythmé.
On estime que le format idéal pour garder l’attention du spectateur est de 90 secondes et que l’accroche doit se faire en 5 secondes. Ce n’est pas un hasard si les réseaux sociaux limitent la durée des vidéos partagées :

  • 6 secondes pour Vine
  • 10 secondes pour Snapchat
  • 60 secondes pour Instagram

Directement accessible

La future plateforme de formats courts de fiction, les Bookonautes ont pointé du doigt un problème soulevé par les lecteurs : ces derniers souhaitent lire sans avoir à télécharger un fichier.

Pour générer des leads, doit-on continuer à produire du contenu téléchargeable ? Pour faire gagner du temps au lecteur et avoir une chance d’être lu, n’est-il pas plus approprié de rendre accessible le contenu en ligne ? Ou du moins un premier chapitre qui donnera envie au lecteur de continuer en laissant son adresse mail…

Immersif par l’image...

Les nouvelles techniques audiovisuelles (360° / réalité augmentée / pixellisation ou stop motion) permettent d’immerger davantage le spectateur au cœur de l’histoire.
Si la réalité virtuelle est vouée à se développer grâce à la commercialisation de masques ou de lunettes, une question de taille se pose : comment raconter une histoire qui ne soit pas déceptive ?
Raphaël Baugrand fondateur de Okio Report nous a apporté quelques clés pour la réalisation de vidéos 360°:

  • Le caméraman doit bien se cacher pour ne pas être vu et donner l’impression au spectateur d’être l’auteur du point de vue.
  • Même si la notion de champ et de hors champ s’efface, l’action principale doit se dérouler dans une zone spatiale bien identifiable.
  • Le spectateur doit se sentir acteur de la scène et ne pas avoir l’impression d’être « à côté ».
  • Le son et les dialogues doivent être travaillés pour donner des indications sur les actions à regarder.

… et le son

Le son joue effectivement un rôle important pour une immersion plus intense. Il peut également donner la possibilité au public d’agir et être interactif en fonction de ses mouvements. Depuis peu des applications permettent d’intégrer un son spatialisé aux vidéos 360°, Youtube a d’ailleurs lancé en avril une fonctionnalité de spatialisation du son.

Très utilisée dans la médiation ou l’événementiel, l’association du son à des bornes interactives permet de créer une interactivité image/son comme nous l’a présenté Aurélia Nardini avec son projet l’Oreille d’or.

Avec une dimension transmédia

Terme utilisé à tort et à travers, le transmédia consiste à créer un univers cohérent sur plusieurs plateformes médiatiques. L’histoire passe au second plan, il peut d’ailleurs en avoir plusieurs, souvent co-créées avec une communauté de fans.

L’approche ludique et les serious games sont donc souvent utilisés dans les fictions ou documentaires transmédia à l’instar du projet Culte, jeu qui crée des ponts entre monde virtuel et monde réel grâce à la géolocalisation et la réalité augmentée, expérimenté actuellement au musée du Quai Branly.
 
Ces ingrédients apporteront du piment à votre marketing de contenu mais doivent toujours servir votre identité de marque… et non être utilisés comme une recette miracle ! A bon entendeur…

Photo publiée par Mark Zuckerberg après son allocution à la conférence de Samsung au Mobile World Congress de Barcelone, le 21 février 2016.

 

Julien Riou

Consultant Editorial